Ne me demande pas d'y croire car ça ne se croit pas, ça se vit. Mais je ne le vit pas, pas comme toi. Je suis ce qu'on pourrait appelé de monstre, je le permet, je te le permet. Ne cherche pas à comprendre, car il n'y a rien n'à comprendre. J'emprisonne. Je le fait saigné, déchiré, torturé. Et je te décevrais mais oui j'aime ça.
Je déteste tout. C'est tellement simple et direct qu'on y croit pas. Etrange ? C'est tellement pure qu'on en a peur. As tu peur ?
Je m'appelle... qu'importe, d'autres filles portent le même, et ce n'est pas pour ça qu'elles sont comme moi. Heureusement.
On en arrive là, au moment crucial où on ne sait plus quoi se dire. Pourtant, on aurait beaucoup de chose à se dire, à nous dire. Trop de choses qui valsent dans nos têtes, qui nous donnent des maux. Oui, c'est cela, des mots. Des mots futilent, qui donnent tant de bonheurs aux autres. J'aimerais comprendre ces maux-là.
On en arrive au point, où tu ne sais plus quoi faire pour me comprendre. Où je ne sais plus quoi faire pour comprendre. Tu nous voyais. Nous, un mot exploité trop vite, un mot qui nuit. Je le sais, je l'ai déjà exploité et tu sais il s'est retourné contre son exploiteur. Comme un esclave qui court et se relève défendre sa liberté. Alors qu'il courrait, tu as prié, je crois, un rictus interminable de maux, tes mots.
On en est arrivé à se confondre, à confondre nos sens : toi et Eros, moi et Misos. Deux contraires qui s'attirent. Nous sommes le Ciel et la Terre, le Paradis et l'Enfer.
Tu vois, on en est arrivé à se perdre et à se demander qu'est-ce qu'on a fait.
